Le seul chiffre qui tranche est votre coût par installation signée, pas le prix du contact. Edilead vend des contacts photovoltaïques aux installateurs : un modèle d'achat de demandes, pas un portail. Trois points posent problème en 2026 : le prix n'est pas affiché, les contacts sont souvent partagés entre plusieurs installateurs, et le taux de conversion mis en avant est communiqué par le vendeur. Calculez ce que vous payez sur un mois, divisé par les installations réellement signées depuis cette source.
En bref
- Prix non public : vente sur devis selon zone, volume et qualification. Repère marché : environ 15 à 80 € pour un contact partagé, 80 à 300 € pour un contact exclusif (fourchettes du secteur, pas un tarif Edilead).
- Modèle d'achat de contacts, pas de portail. Selon l'offre, un contact peut être envoyé à plusieurs installateurs à la fois.
- Conversion annoncée 20 à 25 % : chiffre communiqué par le vendeur, non audité.
- Coût d'acquisition du solaire en forte hausse en 2026 (de l'ordre de 40 % sur le marché américain selon Wood Mackenzie, aides françaises en baisse) : chaque contact gaspillé coûte plus cher que l'an dernier.
- Exemple : 4 000 € sur un mois, 40 contacts, 3 installations signées, soit environ 1 333 € par installation. Avec 1 seule installation, le même mois coûte 4 000 €.
- Exemple hors secteur : un institut esthétique à Nice a transformé 620 € de budget publicitaire en 193 demandes à 3,21 € chacune et 88 clients.
Le lot de contacts arrive. Les coordonnées sont fraîches. Et sur plusieurs d'entre elles, le particulier vous dit qu'il a déjà été rappelé par deux autres entreprises.
Alors vous ouvrez votre tableur et vous essayez de compter. Sur les contacts du mois dernier, combien sont devenus des installations signées ? Vraiment signées. Pas « en réflexion ».
Vous remontez les fiches, les rappels, les devis envoyés. Beaucoup d'activité. Ce que vous ne trouvez pas vite, c'est ce seul chiffre : le coût d'un chantier signé. Au bout de dix minutes, vous refermez l'onglet et vous rachetez un lot, parce que les commerciaux ont besoin de rendez-vous la semaine prochaine.
C'est ça, toute l'histoire. Pas le prix du contact.
Un installateur qui connaît son coût par installation signée décide en dix secondes s'il rachète. Celui qui ne le connaît pas rachète au feeling, tous les mois, en espérant que ce lot-ci convertira mieux.
Cet article ne va pas vous dire d'arrêter Edilead. Il va vous donner de quoi trancher vous-même.
Edilead, c'est quoi exactement ?
C'est une société française de génération de contacts commerciaux, active depuis 2016. Elle collecte des demandes de particuliers intéressés par des travaux, dont le photovoltaïque, et revend ces contacts aux entreprises du secteur.
L'échelle est réelle, et il faut le dire. Edilead fait de la génération de contacts son métier depuis plusieurs années, sur le solaire comme sur d'autres travaux et l'énergie. Les demandes qu'elle vend sont présentées comme volontaires, émanant de particuliers qui ont rempli un formulaire, et récentes, de moins de 24 heures selon l'entreprise. Pour un installateur sans aucune source de demande, recevoir chaque semaine des coordonnées de gens qui se sont dits intéressés, ça a une vraie valeur.
Côté installateur, ce que vous achetez n'est pas de la visibilité, c'est un contact : les coordonnées d'un particulier à rappeler. Gardez bien cette distinction en tête, parce qu'elle change tout dans le calcul.
Qu'est-ce qu'Edilead fait bien ?
Une chose, et c'est la chose difficile. Elle vous met des demandes de particuliers sous les yeux sans que vous ayez lancé la moindre publicité.
Pour une entreprise solaire avec de bons commerciaux et un agenda vide, ça vaut de l'argent. Construire une machine d'acquisition de zéro prend des mois. Edilead saute cette étape. Vos commerciaux arrêtent de prospecter dans le vide et rappellent des gens qui, au moins, ont levé la main. C'est différent d'un fichier froid où vous expliquez ce qu'est l'autoconsommation avant même de parler projet.
Disons-le clairement pour que la suite soit juste : un flux régulier de demandes récentes de particuliers, c'est un bon produit à vendre, et Edilead le vend. Les avis en ligne sont d'ailleurs partagés, certains clients saluant le sérieux et la réactivité, d'autres pointant des contacts hors cible ou injoignables. C'est le signe d'un prestataire réel, pas d'une arnaque, avec une qualité qui varie.
Voilà maintenant trois points que vous ne pouvez pas vraiment vérifier avant de signer, et qui décident pourtant de votre rentabilité.
Combien coûte Edilead ?
Le prix n'est pas public. Pas de façon claire et stable.
Nous avons cherché une grille tarifaire sur leur site et ailleurs. Les contacts se vendent sur devis, selon votre zone, votre volume et le niveau de qualification. Pour situer, le marché des contacts solaires va d'environ 15 à 80 € pour un contact partagé à 80 à 300 € pour un contact exclusif, les rendez-vous qualifiés coûtant davantage. Ce sont des fourchettes du secteur, pas un tarif Edilead, donc ne prenez pas un chiffre de marché pour le vôtre. On vous les donne pour arriver avec du contexte, rien de plus.
Et le contexte 2026 pèse lourd : le coût d'acquisition d'un client solaire a nettement grimpé cette année (de l'ordre de 40 % sur le marché américain selon Wood Mackenzie), pendant que les aides au photovoltaïque se resserraient en France, la prime à l'autoconsommation ayant été fortement revue à la baisse. Chaque contact qui ne signe pas coûte donc plus cher qu'avant. Raison de plus pour comparer honnêtement acheter ses contacts et les générer soi-même avant de réengager un budget.
Beaucoup de services B2B se vendent sur devis, et ce n'est pas un défaut en soi. Mais ça a deux effets concrets sur vous. Vous ne pouvez pas comparer avant de décrocher le téléphone. Et vous ne pouvez pas savoir si l'installateur à deux départements de chez vous paie le même prix pour les mêmes contacts. À la table, l'information est de leur côté. La seule façon de rééquilibrer, c'est d'arriver avec votre propre chiffre. On y vient plus bas.
Les contacts sont-ils exclusifs ?
C'est la première question à poser, et la réponse n'est pas automatique.
Un modèle d'achat de contacts fonctionne souvent en partagé : la même demande part chez plusieurs installateurs, qui rappellent tous le même particulier dans la foulée. Ce particulier, déjà méfiant, se retrouve avec trois entreprises au téléphone en une heure, ce qui aggrave la méfiance au lieu de la réduire. Certaines offres proposent de l'exclusivité, où le contact ne part que chez vous, mais c'est à confirmer et ça se paie plus cher.
Ce que vous ne pouvez pas vérifier de l'extérieur, c'est le degré réel d'exclusivité. Le contact part-il chez vous seul, ou chez combien d'entreprises ? Pour combien de temps ? Un contact injoignable ou hors zone est-il remplacé, ou facturé comme livré ? Rien de tout ça n'est public, et la réponse vit dans un contrat que nous n'avons pas lu et que vous devez exiger. Les chiffres du secteur situent les rendez-vous exclusifs autour de 40 à 60 % de transformation contre 25 à 40 % pour des contacts partagés : l'écart est réel, donc le niveau d'exclusivité n'est pas un détail. Demandez-le par écrit avant de signer.
À combien ça convertit chez vous ?
Personne ne peut vous le dire, et quiconque vous promet un taux vous cite celui de quelqu'un d'autre.
Edilead met en avant un taux de conversion de l'ordre de 20 à 25 %. Prenez ce chiffre pour ce qu'il est : communiqué par le vendeur, non audité par un tiers, mesuré chez d'autres entreprises avec d'autres commerciaux, d'autres prix et d'autres zones. Il n'existe aucun benchmark indépendant de ce qu'un contact acheté transforme chez vous, parce que votre taux dépend de vos commerciaux, de votre délai de rappel et de votre offre, rien de tout ça n'étant entre les mains du fournisseur.
La réponse honnête est donc la réponse inconfortable. Vous ne saurez ce que ces contacts valent chez vous qu'après avoir acheté un lot et compté les contrats signés. C'est exactement pour ça que le chiffre plus bas compte plus que n'importe quelle promesse sur la page de vente.
Les questions à envoyer par email avant de signer, quel que soit le vendeur de contacts
- Chaque contact part chez combien d'installateurs ? Exclusif ou partagé, et sur quelle zone ? Par écrit.
- Que se passe-t-il pour un contact injoignable, hors cible ou hors zone : remplacé, ou facturé comme livré ?
- Si j'arrête, qu'est-ce qu'il me reste : les contacts reçus, un historique, une audience à moi, ou rien ?
Une réponse écrite claire vaut mieux que n'importe quel avis en ligne, y compris celui-ci. Et si la réponse reste orale, c'est déjà une réponse.
Le seul chiffre qui tranche : votre coût par installation signée
Pas le prix du contact. Pas le nombre de coordonnées reçues. Le coût pour transformer un inconnu en chantier signé et posé.
Le calcul tient au dos de la facture.
Tout ce que vous payez pour remplir l'agenda sur un mois, divisé par le nombre d'installations réellement signées depuis cette source.
C'est tout. Additionnez ce que vous avez payé pour les contacts. Comptez ceux devenus contrats. Divisez.
Un exemple avec des chiffres ronds, à remplacer par les vôtres. Vous mettez 4 000 € sur un mois. Vous recevez 40 contacts. Vous en transformez 3 en installations signées.
Votre coût par installation est d'environ 1 333 €.
À vous de dire si c'est cher. Sur un chantier qui vous laisse 6 000 € de marge, payer 1 333 € pour le signer, c'est très bien. Sur un petit chantier, beaucoup moins.
Maintenant changez une seule variable. La même facture, les mêmes 40 contacts, mais le rappel traîne et le taux chute, donc une seule installation se signe.
Votre coût par installation passe à 4 000 €.
Même dépense. Mêmes contacts. Trois fois plus cher, à cause de ce qui se passe après la réception du contact, pas avant.
Vous voyez où se joue la partie ? Pas dans le nombre de contacts reçus. Dans combien votre équipe en signe, et à quelle marge.
Faut-il arrêter Edilead ?
Non, pas sur une impression, et pas sur la base de cet article. Voilà la position honnête, en trois cas.
Vos commerciaux signent bien et votre agenda était vide. Gardez, pour l'instant. Vous achetez la chose que vous ne saviez pas produire vous-même, et des contacts frais nourrissent des commerciaux qui transforment. Suivez simplement votre coût par installation signée chaque mois, parce que le jour où les contacts se raréfient ou le prix monte, ce chiffre est votre seul levier.
Vos contacts sont injoignables ou ne signent pas. En racheter plus ne réglera rien. La fuite est dans votre délai de rappel et votre process de vente, et verser plus de contacts payants dans un entonnoir qui fuit ne fait que gonfler votre coût par installation. Réparez d'abord le rappel, et les mêmes contacts vaudront plus.
Vous payez depuis un an et vous ne possédez rien. C'est le cas discret. Un an après, vous n'avez pas de compte publicitaire à vous, pas d'audience, pas de pixel, pas de moteur d'avis, rien qui continue de tourner si vous arrêtez de payer. Vous avez loué un flux de contacts et construit zéro actif. C'est acceptable comme passerelle. C'est un problème comme stratégie permanente, parce que le jour où vous arrêtez, vous revenez à un agenda vide sans rien à montrer de douze mois de dépenses.
Et si le robinet était chez vous ?
C'est la vraie alternative, et ce n'est pas un autre vendeur de contacts.
Quand vous achetez des contacts, quelqu'un d'autre possède la publicité, l'audience et le formulaire. Vous louez l'accès. Le jour où vous partez, tout reste chez lui, y compris les particuliers de votre secteur qui n'étaient pas encore prêts. En diffusant vous-même une offre claire en publicité sur votre zone, vous gardez le pixel, la liste, l'historique et le droit de recontacter, et le particulier vous voit, vous, pas trois concurrents sur la même fiche. C'est exactement pourquoi les comptes et outils marketing doivent être à votre nom, pas à celui d'un prestataire : un robinet loué disparaît avec la facture.
Nous gardons nos chiffres clients hors d'un secteur où nous ne publions pas de données, alors voici un ordre de grandeur hors secteur, pas un chiffre solaire. Pour un institut esthétique que nous accompagnons à Nice, 620 € de budget publicitaire ont produit 193 demandes à 3,21 € chacune et 88 clients, le premier contact rappelé 1h27 après le lancement. Ce n'est pas votre métier, et votre coût par installation sera bien plus élevé sur un chantier solaire à gros ticket. Ce qui se transpose, c'est le principe. Quand vous possédez la machine et que vous rappelez vite, le coût baisse à mesure que le système apprend. Quand vous louez les contacts et que vous comptez combien sont arrivés, il monte à mesure que le marché se tend.
Les deux modèles peuvent coexister. Ce qui ne tient pas, c'est de racheter des contacts tous les mois sans jamais mesurer combien d'installations ils signent.
L'audit en 30 secondes
Trois questions honnêtes avant votre prochain rachat de contacts. Répondez par oui ou non.
- Pouvez-vous dire, sans ouvrir de tableur, ce qu'une installation signée vous coûte ce mois-ci via Edilead ?
- Savez-vous à combien d'installateurs part chaque contact, et si vous signez sur autre chose que le prix le plus bas ?
- Si vous arrêtiez demain, vous resterait-il un compte publicitaire, une audience ou une relation avec ces particuliers, ou le flux s'arrêterait-il net ?
Si une réponse est non, ce n'est pas un problème de fournisseur, c'est un problème de mesure, et il se règle plus vite que vous ne le pensez. Demandez un audit gratuit et on sort votre vrai coût par installation signée, même si vous décidez ensuite de tout garder à l'identique.
Un flux de contacts que vous louez n'est pas un pipeline. Un chantier signé que vous pouvez tracer, oui.