Independence Network·Par Léo Ferreira, fondateur·16 août 2026·9 min read

Planity avis 2026 : un agenda, pas une machine à clients

Planity avis 2026 : la plateforme gère très bien vos rendez-vous. Mais un agenda à moitié vide n'est pas un problème de réservation. Le seul chiffre qui tranche.

En bref

Planity est la principale plateforme de réservation en ligne pour la coiffure et la beauté en France, avec plus de 40 000 salons équipés et environ 75 % du marché. L'outil est excellent pour une chose : gérer un agenda et réduire les rendez-vous manqués. Mais gérer des réservations et créer de la demande sont deux métiers différents. Planity convertit les clients qui vous connaissent déjà ; il ne va pas chercher ceux qui ne vous connaissent pas encore. Si votre agenda est plein, gardez-le. S'il reste à moitié vide, aucune plateforme de réservation ne le remplira. Le seul chiffre qui tranche, c'est votre coût par nouveau client, et un logiciel de prise de rendez-vous ne le fait pas bouger.

Il est 19 h, le salon est vide, et vous regardez l'agenda de demain sur votre téléphone.

Trois créneaux le matin. Un trou de 11 h à 16 h.

Vous rafraîchissez la page. Toujours le trou.

L'outil marche parfaitement. Les rappels sont partis, les encaissements sont à jour, la prise de rendez-vous en ligne tourne toute seule. Le logiciel fait exactement ce qu'on lui demande.

Le problème n'est pas là.

Le problème, c'est qu'un agenda à moitié vide n'est pas un problème de réservation. Et aucun logiciel de réservation, aussi bon soit-il, ne va le régler.

Cet article ne va pas vous dire d'arrêter Planity. Il va vous montrer ce que Planity fait très bien, ce qu'il ne fait pas, et le seul chiffre qui décide si votre problème est ailleurs.

Planity, c'est quoi exactement ?

C'est la principale plateforme de réservation en ligne pour la coiffure et la beauté en France. Un logiciel qui gère l'agenda, les rendez-vous, les rappels et la caisse d'un salon.

L'échelle est réelle, et il faut le dire clairement. Fondée en 2017, la société équipe aujourd'hui plus de 40 000 salons, revendique une position largement dominante en France, et voit passer plusieurs millions de rendez-vous chaque mois. Elle lève des dizaines de millions d'euros pour se développer en Allemagne et en Belgique. Ce n'est pas un petit outil bricolé dans un coin.

Côté client, c'est gratuit et simple. On cherche un salon, on voit les créneaux, on réserve en trente secondes, même à minuit.

Côté salon, c'est un abonnement. Vous avez votre agenda en ligne, la réservation 24h/24, les rappels automatiques par SMS, l'encaissement et le fichier client au même endroit.

Qu'est-ce que Planity fait très bien ?

Trois choses, et il faut les poser avant toute critique, parce qu'elles sont vraies.

La réservation en ligne, à toute heure. Un client qui veut réserver à 22 h le fait sans vous appeler, sans attendre l'ouverture. Vous ne ratez plus le rendez-vous parce que le téléphone sonnait dans le vide pendant une couleur.

La baisse des rendez-vous manqués. Les rappels automatiques et l'acompte à la réservation font une vraie différence sur les no-shows. C'est le même principe que nous défendons dans notre article sur les no-shows en médecine esthétique : un rappel bien placé et un acompte filtrent les absents. Sur ce terrain, l'outil travaille pour vous.

Le temps gagné. L'agenda, la caisse et le fichier client au même endroit, ça vous sort la tête du guidon administratif. Une heure par jour récupérée, ce n'est pas rien quand on est seul derrière le fauteuil.

Gardez ça en tête pour la suite. Ce qui vient n'est pas un procès. C'est une seule distinction, et elle décide de tout.

Ce que Planity ne fait pas (et ne prétend pas faire)

Planity travaille sur les gens qui vous connaissent déjà.

Regardez qui remplit vos créneaux via la plateforme. Un client fidèle qui reprend rendez-vous. Quelqu'un qui a tapé le nom de votre salon parce qu'une amie le lui a donné. Une personne qui passe devant votre vitrine tous les jours et qui a fini par réserver.

Dans les trois cas, la demande existait déjà. Planity l'a juste rendue facile à concrétiser. C'est utile, mais c'est un travail de conversion, pas de création.

Remplir un agenda vide, c'est l'inverse. C'est aller chercher quelqu'un qui n'a jamais entendu parler de vous, lui donner une raison de venir, et le mettre devant votre porte. Ça, aucune page de réservation ne le fait. Une page de réservation attend qu'on vienne à elle.

Un logiciel de réservation, c'est un tiroir-caisse très bien fait. Il compte parfaitement l'argent qui entre. Il ne fait pas entrer les clients dans le magasin.

Et c'est exactement là que se trompent beaucoup de salons : ils changent de logiciel de réservation en espérant plus de clients, alors que le trou de 11 h à 16 h vient d'ailleurs.

Combien ça coûte, et est-ce la bonne question ?

L'abonnement se paie au salon, et le montant dépend de votre configuration. Nous ne citerons pas de tarif ici : il évolue, et un chiffre approximatif vous donnerait un faux repère. Demandez la grille à jour directement.

Mais soyons honnêtes sur ce que ça change. Que l'abonnement soit un peu plus ou un peu moins cher ne règle rien si le vrai problème, c'est l'agenda à moitié vide.

Vous pouvez négocier trente euros par mois sur votre logiciel. Ça ne vous amènera pas un seul client de plus.

Le chiffre qui compte est ailleurs.

Le seul chiffre qui tranche : votre coût par nouveau client

Pas le prix de l'abonnement. Pas le nombre de rendez-vous dans l'agenda. Le coût pour amener un nouveau client, quelqu'un qui n'était pas déjà dans votre fichier.

Ce chiffre-là, Planity ne le connaît pas, parce que ce n'est pas son travail. Les rendez-vous qu'il gère sont surtout des clients qui revenaient de toute façon.

Prenons un exemple avec des chiffres ronds, à remplacer par les vôtres. Vous voulez 20 nouveaux clients par mois. Vous mettez 400 € de publicité. Vous récupérez 50 demandes, et vous en transformez 20 en rendez-vous tenus.

Votre coût par nouveau client est de 20 €.

Sur une prestation à 60 € qui revient trois fois dans l'année, c'est excellent. À vous de juger avec vos propres marges.

Maintenant, un ordre de grandeur, dans un secteur proche du vôtre, parce que nous ne publions pas de chiffres que nous n'avons pas. Sur un institut esthétique que nous accompagnons à Nice, 620 € de budget publicitaire ont produit 193 demandes, soit 3,21 € la demande, et 88 clients au bout du compte. Un retour de 71 fois la mise. Le premier contact est arrivé 1 h 27 après le lancement.

Ce ne sont pas vos chiffres, et ils ne se recopient pas tels quels. Ce qui se transpose, c'est le principe : quand vous possédez la source des nouveaux clients, vous mesurez ce qu'elle coûte et vous la faites baisser. Un logiciel de réservation, lui, ne fait pas entrer ces gens-là.

Réservation ou acquisition : deux métiers, pas un choix

Le piège, c'est de croire qu'il faut choisir entre les deux. Faux. Ce sont deux briques qui ne font pas le même travail.

| | Logiciel de réservation (Planity) | Système d'acquisition | | --- | --- | --- | | Son travail | Gérer les rendez-vous | Créer les rendez-vous | | Sur qui il agit | Les gens qui vous connaissent déjà | Les gens qui ne vous connaissent pas | | Ce qu'il produit | Un agenda propre, moins de no-shows | De nouveaux clients devant votre porte | | Ce qu'il ne fait pas | Aller chercher la demande | Encaisser et organiser le rendez-vous | | Quand il suffit | Votre agenda est déjà plein | Votre agenda a des trous à remplir |

Lisez la dernière ligne deux fois. Si votre agenda est plein, un bon logiciel de réservation suffit largement. S'il a des trous, ce n'est pas un logiciel qu'il vous manque. C'est une source de clients.

Beaucoup de salons paient très bien la première brique et n'ont jamais posé la seconde. Résultat : un outil impeccable pour gérer des rendez-vous qui n'existent pas.

Faut-il arrêter Planity ?

Non, pas sur un coup de tête, et pas à cause de cet article.

Voilà la position honnête, en trois cas.

Votre agenda tourne et l'outil vous fait gagner du temps. Gardez-le. Il fait son travail, les rappels tournent, les no-shows baissent. N'allez pas casser ce qui marche pour économiser trois euros.

Votre agenda a des trous et vous attendez que Planity les comble. Là, le problème n'est pas l'outil, c'est ce que vous en attendez. Gardez la plateforme pour gérer les rendez-vous, et ajoutez une vraie source de nouveaux clients à côté. Le logiciel n'a jamais eu ce rôle.

Vous payez un logiciel de réservation en pensant que c'est votre marketing. C'est le seul cas où il faut vraiment s'arrêter. Pas pour quitter Planity, mais pour arrêter de confondre gérer des clients et en trouver. Ce sont deux lignes différentes dans votre budget, et l'une ne remplace pas l'autre.

Un dernier point, valable pour n'importe quel outil. Un logiciel n'est pas une stratégie. Il exécute. La question de savoir d'où viennent vos nouveaux clients reste entière, que vous ayez le meilleur agenda en ligne du marché ou pas.

Et si l'agenda se remplissait tout seul ?

C'est la vraie alternative, et ce n'est pas un autre logiciel.

Aujourd'hui, vos nouveaux clients arrivent au hasard : le bouche-à-oreille, la vitrine, une amie qui vous recommande. C'est précieux, mais vous ne le contrôlez pas. Certaines semaines l'agenda déborde, d'autres il se vide, et vous subissez.

Une offre diffusée en publicité sur votre zone renverse ça. Vous décidez combien de nouveaux clients vous voulez ce mois-ci, vous mettez le budget en face, et vous mesurez ce que chacun vous coûte. Les gens qui ne vous connaissaient pas découvrent votre salon, réservent, et là, oui, Planity prend le relais pour gérer le rendez-vous.

C'est la première phase de notre système, celle qu'on appelle « booker l'agenda » : d'abord remplir, ensuite fidéliser. C'est le contraire d'acheter des contacts qu'on vous revend, parce qu'ici la source vous appartient et son coût baisse à mesure qu'elle apprend.

Et pour la suite, quand un nouveau client arrive mais ne réserve pas tout de suite, c'est un problème de suivi, pas de logiciel : la rapidité de rappel décide, exactement comme pour un rendez-vous en ligne.

Les deux briques se complètent très bien. Ce qui ne tient pas, c'est de payer la réservation et d'espérer qu'elle fasse le travail de l'acquisition.

L'audit en 30 secondes

Trois questions honnêtes, à vous poser en regardant l'agenda de la semaine prochaine :

  1. Les créneaux qui se remplissent, ce sont surtout d'anciens clients, ou des gens que vous n'aviez jamais vus ?
  2. Savez-vous, sans deviner, combien vous coûte un nouveau client aujourd'hui ?
  3. Si le bouche-à-oreille se calmait deux mois, qu'est-ce qui remplirait les trous ?

Si ces questions vous gênent, ce n'est pas un problème de logiciel de réservation. C'est qu'il manque la brique d'avant.

Si vous voulez qu'on regarde vos chiffres avec vous, demandez un audit gratuit. On sort vos sources actuelles, votre coût par nouveau client réel, et ce qu'une source que vous possédez produirait sur votre zone, au même budget. Même si vous décidez ensuite de ne rien changer.

Un bon agenda compte très bien les clients. Il ne les fait pas entrer.

Questions fréquentes

Planity, c'est quoi exactement ?

Planity est une plateforme française de réservation en ligne pour les salons de coiffure, les instituts de beauté et les barbiers. Fondée en 2017, elle équipe aujourd'hui plus de 40 000 établissements et revendique une position largement dominante en France, avec plusieurs millions de rendez-vous pris chaque mois. Elle gère l'agenda, la prise de rendez-vous 24h/24, les rappels automatiques, l'encaissement et le fichier client. C'est un logiciel de gestion de rendez-vous sérieux et bien fait. Ce n'est pas un système d'acquisition de nouveaux clients, et la plateforme ne prétend pas l'être.

Combien coûte Planity ?

Planity se paie par abonnement, facturé au salon. Le montant exact dépend de votre configuration et des options, et il évolue dans le temps, donc demandez la grille à jour directement avant de signer plutôt que de vous fier à un chiffre trouvé sur un blog. Mais l'abonnement n'est pas le chiffre qui compte vraiment. Que vous payiez un peu plus ou un peu moins, cela ne change rien à votre problème si votre agenda reste à moitié vide. Le vrai coût à mesurer, c'est votre coût par nouveau client, et un outil de réservation ne le fait pas baisser.

Planity permet-il de trouver de nouveaux clients ?

Non, pas au sens de l'acquisition. Planity travaille sur les personnes qui vous connaissent déjà : un client tape le nom de votre salon, tombe sur votre page de réservation et prend rendez-vous tout seul. C'est très utile, mais ça ne crée pas de nouvelle demande. La plateforme convertit une intention qui existe déjà ; elle ne va pas la chercher chez quelqu'un qui n'a jamais entendu parler de vous. Remplir un agenda vide, c'est un autre métier : celui de la publicité et de l'acquisition, qui amène devant vous des gens qui ne vous cherchaient pas encore.

Faut-il arrêter Planity ?

Dans la plupart des cas, non. Si votre agenda tourne et que l'outil vous fait gagner du temps sur les rappels et les encaissements, gardez-le : il fait son travail. L'erreur n'est pas d'avoir Planity, c'est d'attendre de Planity qu'il remplisse un agenda à moitié vide. Un logiciel de réservation et un système d'acquisition ne sont pas concurrents, ce sont deux briques différentes. Gardez la première pour gérer vos rendez-vous, et ajoutez la seconde si le problème, c'est le manque de nouveaux clients.

Quelle alternative à Planity pour remplir l'agenda ?

L'alternative n'est pas un autre logiciel de réservation, c'est une source de nouveaux clients que vous possédez. En diffusant vous-même une offre en publicité sur votre zone, vous amenez devant votre salon des gens qui ne vous connaissaient pas, et vous gardez le pixel, la liste et l'historique. Planity encaisse et organise le rendez-vous une fois qu'il est pris ; la publicité crée le rendez-vous qui n'existait pas encore. Les deux se complètent. Ce qui ne marche pas, c'est de compter sur l'outil de réservation pour faire le travail de l'acquisition.

LF
Léo Ferreira · Fondateur, Independence Network

Ingénieur aérospatial devenu entrepreneur marketing. On gère les campagnes publicitaires (Meta, Google, LinkedIn) de commerces locaux dans plus de 15 secteurs. Meilleur résultat sur un client : 71× de ROAS, 3,21 € de CPL, premier rendez-vous pris 1h27 après le lancement des pubs (Holistic Bien Être, Nice).

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